Je suis en manque! Révélations sur la Nicotine.

Je suis en manque! Révélations sur la Nicotine.

Je suis en manque. Il me faut ma dose de nicotine. C’est ce genre de phrases qui tournent en boucle dans la tête des personnes qui viennent d’arrêter de fumer. La grande responsable de ces pensées obsessionnelles et de cet état de manque serait la nicotine… Cette fameuse molécule dont il suffirait de se sevrer pour se débarrasser définitivement de la clope. Malheureusement ceci ne semble pas aussi simple.

Effet de la nicotine sur l’organisme

A la base, la nicotine est présente naturellement dans les feuilles tabac. Elle permet à la plante de se protéger contre les insectes. Et oui, cette molécule est en fait un insecticide ! C’est un des composants de la cigarette, elle en contient 1 à 1,5 mg.

Ce n’est qu’en 1988 que le monde scientifique reconnait son caractère addictif. La nicotine agit sur certains réseaux neuronaux du cerveau et conduit à une libération accrue de dopamine. La dopamine est une molécule libérée dans les zones du cerveau responsables du plaisir et du sentiment de récompense. Il faudrait donc plutôt dire : « je suis en manque de dopamine » : c’est la baisse de la quantité de dopamine qui est responsable de l’effet de manque.

La nicotine, une substance parmi tant d’autres

Selon une étude menée par le neurobiologiste français Jean-Pol Tassin (INSERM), la nicotine seule ne suffirait pas à induire une dépendance chez l’animal. La nicotine n’est donc pas la seule responsable de dépendance chimique. La fumée de cigarette contient plus de 4000 composés. On ne connaît pas à l’heure actuelle l’action de chacune d’entre elles sur l’organisme. Certaines de ces substances agiraient sur les systèmes de régulations de la dopamine ou sur d’autres circuits neurologiques.

Ceci explique sans doute le taux important d’échecs des substituts nicotiniques. Se faire des shoots de nicotine ne suffirait pas.

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