De la première cigarette à l’arrêt du tabac.

De la première cigarette à l’arrêt du tabac.

Vous en souvenez-vous ? Pour ma part c’était à la sortie du lycée. On avait fini 1h avant, c’était le printemps, on était assis tranquillement et là, un copain m’en a proposé une… J’ai toussé plusieurs fois, les potes ont ri. J’avais la tête qui tournait et envie de vomir :  bref j’ai trouvé ça écœurant. La seconde le sera un peu moins, puis après quelques-unes, on arrive à commencer à s’habituer à cette chose qui a un goût dégueulasse à la base. C’est fou non ? On se rend compte que devenir fumeur demande au final un certain nombre de qualités. Du courage, de la persévérance, une sorte d’abnégation … Effectivement, tout ceci est nécessaire afin d’aller au-delà du dégoût des premières cigarettes.

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Mais est-ce que la première cigarette est réellement le début de l’histoire ?

Notre histoire avec la cigarette commence souvent très jeune, dès les premières années de sa vie. Certains liens inconscients vont se créer faisant le lit de l’addiction.

Je me souviens d’une amie qui avait de réelles difficultés pour arrêter de fumer. Elle avait commencé à fumer lorsqu’elle avait quitté la maison pour aller faire ses études. Lors d’une séance d’hypnose, il s’est avéré que fumer lui rappelait l’affection de son père. Durant son enfance, chaque soir, celui-ci l’embrassait après avoir fumé une cigarette…

Un autre exemple où notre inconscient a pu associer la cigarette à un certain plaisir : c’est le cas des cigarettes en chocolat. La saveur et le plaisir du chocolat est alors associé aux gestes de fumer. Au passage, le chocolat était souvent de mauvaise qualité et on se retrouvait avec plein de papier dans les dents. Avec le recul, comme pour les vraies cigarettes, il fallait une certaine volonté pour fumer ces cigarettes de notre enfance. Heureusement, ces « bonbons » ont été interdits à la vente. Ils constituaient un moyen de faire de la publicité ou de la propagande en faveur du tabac.

Aujourd’hui, les cigarettes en chocolat n’existent plus, mais, est apparu quelque chose de sans doute pire : la cigarette électronique. Elle se décline en de nombreux « goût ». On peut citer les arômes « bonbons à la banane », « jus de fruits » ou encore « barbe à papa ».  Un marché où clairement enfants et adolescents sont visés. On pourrait se rassurer en disant que la cigarette électronique les empêchera de fumer des cigarettes classiques, considérées actuellement comme plus nocives. Malheureusement non. Une étude parue en janvier 2018 dans le Journal of the American Medical Association, montre que les adolescents non-fumeurs qui vapotent sont deux à trois fois plus enclins à fumer que ceux qui n’ont jamais essayé l’e-cigarette.

A l’heure où beaucoup utilisent la cigarette électronique pour arrêter de fumer, d’autres deviendraient accrocs au tabac grâce à celle-ci. La e-cigarette ou le trait d’union entre le monde des non-fumeurs et celui des tabaco dépendants.

3 thoughts on “De la première cigarette à l’arrêt du tabac.

  1. Sans être fumeur, je me souviens très bien de ces fameuses cigarettes au chocolat de basse qualité et j’y ai goûté bien sûr …vraiment pas bonnes!!!! En fait , le goût importait peu …ce qui était important est que nous avions l’opportunité de faire comme …les grandes personnes !! Bien positionner la cigarette entre les doigts, la porter à la bouche , aspirer et souffler la fumée imaginaire . Loin de penser à l’époque que c’était déjà un embrigadement déguisé vers la vraie cigarette !!!

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