La cigarette électronique : une vraie solution pour arrêter le tabac ?

La cigarette électronique : une vraie solution pour arrêter le tabac ?

cigarette électronique - TabacoBlog

Claire est venue me consulter afin que je l’aide à arrêter de fumer grâce à l’hypnose. Après la première séance, elle a complètement arrêté le tabac mais…elle s’est mise à la cigarette électronique. Elle me raconte que la semaine qui a suivi la séance : elle a eu comme un déclic et elle s’est alors tournée vers ce substitut nicotinique qui, pour elle, est beaucoup moins dangereux. Elle est ravie de ce changement. Mais est-ce qu’on peut parler de succès ?  

Si on prend un peu de recul, ceci correspond à ce que l’on appelle en psychologie :  un déplacement de symptôme. Claire n’est plus dépendante à la cigarette classique mais elle est devenue dépendante à la cigarette électronique. On peut voir le bon côté des choses : si une séance d’hypnose arrive à faire « bouger » la dépendance, c’est que celle-ci a eu un effet. Après, il reste des ajustements à faire dans une autre séance afin qu’elle puisse complètement être libérée de son addiction. L’autre élément (éventuellement) positif c’est qu’elle s’est tournée vers une substance qui serait moins nocive…la cigarette électronique.

 

La cigarette électronique est-elle dangereuse pour la santé ?

La cigarette électronique a été réalisée en 2003 par un Chinois nommé Hon Lik. C’est un appareil qui vaporise, un liquide (appelé dans le milieu « e-liquide ») destiné à être inhalé.  Son utilisation est en nette progression. Il y a en France, plus de 3 millions de vapoteurs réguliers.

Certains racontent que la vapeur des cigarettes électroniques serait inoffensive. Qu’en savons-nous réellement ?

Lorsqu’on vapote, un liquide va être chauffé et libérer certains composés chimiques. Les vapeurs que dégagent les cigarettes électroniques ont été analysées. Les résultats montrent qu’elles contiennent des substances cancérigènes (ex : formaldéhyde) ou susceptibles de l’être. Ces éléments cancérigènes sont bien moins nombreux que dans la fumée de cigarette. De plus, ils seraient en quantité trop faibles pour représenter un réel danger pour la santé.

Ces analyses sont à prendre avec un certain recul : elles ne permettent pas d’établir avec exactitude le niveau de toxicité de la cigarette électronique. En effet, ces analyses ne parviennent pas à identifier des contaminants non recherchés par le protocole. On a ensuite peu de connaissances sur les effets de l’inhalation de substances telles que les arômes par exemple.

Une étude récente, réalisée chez des souris, montre que cette vapeur n’est pas si inoffensive que ce que l’on veut bien admettre. Des rongeurs ont été exposés à des doses correspondantes à 10 ans de vapotage. A la fin de l’expérience, on a constaté que l’ADN des souris avait subi des modifications au niveau de différents organes. Les poumons, le cœur et la vessie étaient touchés. Ceci permet d’apporter un autre éclairage sur la toxicité de la e-cigarette : les mutations de l’ADN étant associés à l’apparition de cancers.

En conclusion, il faudra attendre les suites de l’expérimentation en masse sur les humains pour avoir une idée précise de la dangerosité de la cigarette électronique. Elle semble moins toxique que la cigarette classique et peut être une solution intermédiaire si on envisage un arrêt définitif de la cigarette sous toutes ces formes.

 

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